On fait tous des erreurs

Je suis humaine, j’ai des regrets. En ce qui concerne mes finances personnelles, j’en ai plein. En fait avant de me pencher sur la question de la gestion de mes finances (ou de l’absence de gestion) je n’en avais pas et plus le temps passe plus je me dis « aie j’aurais du/je n’aurais pas du… ». C’est normal, c’est le processus d’apprentissage. Lorsque l’on apprend quelque chose, on fait des erreurs, on se trompe et surtout on se rend compte qu’avant on faisait vraiment des tonnes d’erreurs. L’important c’est de s’améliorer, je sais bien. Je suis la première à le dire aux autres.
La confidence du jour : j’ai un énorme regret en ce qui concerne mon argent et ma gestion de mes finances perso. Vraiment. Ca me rend un peu dingue dans ma tête quand j’y pense. Suit alors une discussion enflammée entre moi et moi-même (oui nous sommes plusieurs dans ma tête, normal). J’apprends à me pardonner, puisque de toute façon non seulement je n’ai pas le choix, mais ça ne va pas m’aider à ruminer. Autant aller de l’avant.


Mon regret (roulement de tambour) c’est je n’ai pas compris assez tôt l’importance de mettre de côté pour la retraite. Voilà c’est dit, je me sens mieux.


Je sais que beaucoup de gens ne se soucient pas de leur retraite, qu’ils verront ça plus tard etc. Moi aussi avant – mais ça, c’était avant. Avant que je ne commence à me documenter, me renseigner, apprendre comment faire au mieux avec mon salaire. Partout ils en parlaient « la retraite ».
Entre nous, j’ai commencé à travailler à 22 ans, autant dire que la retraite, ça me paraissait vraiment vraiment très loin. Et puis un jour on se réveille et on a prit 10/20/30 ans de plus et on panique. Comme si pendant la nuit hop les décennies étaient passées.
Le temps passe vite, tout le monde le sait, tout le monde l’expérimente. On veut en profiter au maximum alors on ne fait pas attention, l’argent part aussi vite qu’il rentre (parfois plus vite d’ailleurs), on s’amuse, on rit, on voyage, on aime, on vit. Et on finit tôt ou tard par se ouvrir les yeux. Sortir de ce rêve plutôt sympa et comprendre que la retraite, de toute façon il faut la préparer et le plus tôt sera le mieux.


Une fois cette révélation passée et le côté grognon durant deux heures « oui booooon ok, va falloir que je m’y mette, je vais regarder demain. Ouiii je sais aujourd’hui ça serait mieux mais grumph pas envie. », j’ai fini par trouver la parade avec un magnifique « mais je le fais déjà! ».
Et oui, je me suis dit que je cotisais déjà pour la retraite, et que donc ça allait pouvoir attendre. Après tout, pourquoi encore amputer mon petit salaire pour quelque chose qui est déjà pris en compte ? Parmi les nombreuses charges entre mon salaire brut et mon salaire net, n’y a-t-il pas déjà une somme ponctionnée pour la retraite?
Mon bulletin de salaire ayant la très mauvaise habitude de faire 2 pages vu tout ce qui est prélevé sous des noms plus ou moins barbares, je n’ai pas cherché plus loin. Et j’ai continué comme si de rien était. L’Australie était un projet bien plus intéressant ! (on se demande pourquoi…)


Les semaines/mois/années passent, les réformes et grèves aussi et plus on se penche sur l’actualité, plus on finit par se dire que même si je suis effectivement prélevée tous les mois pour ça, la retraite…c’est pas gagné.
D’abord parce qu’en France, l’argent pris sur votre (vos) revenus n’est pas mis de côté pour vous pour plus tard. Il est directement reversé aux actuels retraités. Notre système de répartition. Sauf que l’économie et la démographie étant ce qu’elles sont, et franchement ce n’est pas gagné pour les prochaines années, ça veut dire que pour ma petite retraite (et la votre), ce n’est pas gagné non plus !
Aie.
Bienvenue dans la réalité. Le deuxième effet kisskool. Oui je le savais. Je le savais mais je n’ai pas voulu voir. La retraite c’était ma tâche noire. Celle que je mettais sous le tapis, ni vue ni connue t’as disparue, j’te raye de ma to do list.


Durant mon inconscience plus ou moins passagère de la dernière décennie, j’ai quand même eu quelques moments de lucidité. Comprendre par la que lorsque j’ai touché des sommes d’argent au titre de l’intéressement et la participation, je n’y ai quasi pas touché (surtout que les impôts passent par là, alors que si on attend 5 ans ils ne se servent pas – ou moins).
J’ai également, dans un éclair de lucidité ouvert une assurance vie il y a quelques années.
Au total, j’ai donc à l’heure actuelle, un peu moins de 10 000€ pour ma retraite (les intérêts composés, c’est magique). C’est bien, mais ça ne sera pas assez (oui j’ai encore quelques décennies devant moi je sais bien).


Dans ma petite tête qui cogite, tournent des « tu aurais dû acheter cet appart que tu avais vu à Rennes », « tu aurais dû ouvrir l’assurance vie plus tôt », « tu ne devrais pas voyager autant » etc. C’est décidé, j’arrête de me flageller. De toute façon ça n’apporte rien de bon – juste se miner le moral. Ce qui est fait est fait, j’accepte. Maintenant je regarde devant.

Cette année j’ai quelques objectifs financiers : remettre mon fond de précaution sur pieds (ça ne se fera pas en 1 an, je connais la chanson), commencer à penser à mon cadeau pour mes 35 ans (même si j’ai quelques années devant moi) et surtout surtout surtout réfléchir et mettre en place un « système » pour ma retraite.
J’ai plusieurs idées, ça reste classique : investir dans la pierre, les actions/obligations/forex etc., racheter de l’or (enfin pas tout de suite, tout le monde est en train de se ruer sur cette valeur refuge), acheter une forêt etc. A voir !


Et surtout, ne plus repousser.
La retraite, si vous comptez sur l’Etat, j’ai peur que vous alliez dans le mur. Il faut se prendre en main soit-même.

mon regret

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